Observatoire de Paris Paris 7 Sorbonne Pierre et Marie Curie
Master deuxième année
Astronomie, Astrophysique et Ingénierie Spatiale

Livret d’accueil

 

Mots-clefs : projets, approche système

Les outils actuels des sciences de l’univers sont des systèmes complexes. Conçus dans des laboratoires de recherche dans le cadre de collaborations internationales, ces systèmes sont poussés à la pointe de leur performances. Ils sont réalisés par des industriels qui en exploitent les retombées. La mise en œuvre est généralement assurée par des agences nationales ou européennes (ex. Centre national d’études spatiales, Agence spatiale européenne, Observatoire européen austral). L’intelligence de la conception et du fonctionnement de ces systèmes, au contact des ingénieurs, des chercheurs et des industriels, offre des occasions exceptionnelles de formation dans un contexte de haute technicité et de relations internationales poussées.

Le Master "Outils et Systèmes de l’Astronomie et de l’Espace" s’adresse aux jeunes issus des Universités ou des Ecoles d’ingénieurs qui souhaitent poursuivre leur formation en contact avec la recherche de pointe, sans s’engager dans la filière longue d’un doctorat. Attirés par les disciplines de l’astronomie et de l’espace et leurs outils technologiques ou informatiques, ils trouveront dans la formation proposée, délivrée en étroit partenariat avec des laboratoires de niveau international et des industriels à la pointe de réalisations difficiles, une solide préparation à leur activité professionnelle.

Le développement d’outils pour les sciences de l’univers nécessite un large savoir-faire aussi bien pour les réalisations instrumentales que pour la mise au point de systèmes d’acquisition et de traitement de données. Le Master forme ainsi des physiciens à large spectre de compétence. Les diplômés ont vocation à devenir responsables d’équipements, ingénieurs-systèmes, et à terme chefs de projets. Ils s’insèreront dans les industries et les agences, nationales ou européennes,liées aux sciences de l’univers, mais aussi à d’autres activités à la pointe de la technologie. Les industries spécialisées et les PME qui interviennent comme sous-traitants sont également visées.

Cette formation est pluri-disciplinaire et courte (1 an). Elle est délivrée par des intervenants issus des universités, des laboratoires de recherche, des industries et des agences. Elle complète utilement des études de maîtrise ou d’ingénieur par un contact étroit avec des laboratoires de recherche, un stage industriel ou en agence long (5 à 6 mois), et une spécialisation à la fois théorique et pratique.


CONTENU DE L’ENSEIGNEMENT

L’enseignement est réparti sur une année pleine. Il comporte un tronc commun et une spécialisation orientée vers les techniques numériques et les outils de programmation et de simulation, les techniques instrumentales et les méthodes visant à la recherche des performances ultimes.

Les enseignements délivrés dans le tronc commun et la spécialisation sont théoriques et expérimentaux. De nombreux TP sont proposés, en particulier des séances d’une journée complète dans plusieurs laboratoires de recherche d’Ile de France. De plus, une formation à la conception et à la conduite de systèmes complexes (télescopes, satellites-observatoires, sondes interplanétaires) est délivrée en tronc commun. Par ailleurs durant toute la durée de l’enseignement, les étudiants conduisent un projet personnel. Ils suivent également des cours d’anglais et se préparent au TOEIC. Enfin, le stage d’une durée de 5 à 6 mois se déroule en entreprise, laboratoire à l’étranger ou en agence nationale ou internationale. Ce stage donne lieu à la rédaction et la soutenance d’un mémoire.

9 modules de 30h composent la spécialisation qui comprend des techniques de programmation avancées, du génie logiciel, des interfaces utilisateur, une formation à l’utilisation des logiciels professionnels de calcul, de l’acquisition et du traitement d’image, de la détection et audutraitement du signal, une connaissance des environnements spatiaux, l’étude des capteurs et les outils, notamment optiques, intervenant dans le transport et le traitement du signal.

Le total horaire s’élève à 450 heures annuelles, dont la moitié est assurée par des ingénieurs et des intervenants du secteur privé.


MOYENS D’ENSEIGNEMENT

Les cours ont lieu à l’Observatoire de Paris (sites de Meudon) et à l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay-Paris Sud). Pour les TP, les étudiants ont accès aux moyens de l’Observatoire de Paris (sites de Paris et de Meudon), de l’Institut d’Astrophysique Spatiale (Orsay-Paris Sud), du Service d’Astrophysique (CEA-INSTN) et du Laboratoire de Physique et Applications de l’Université de Paris VI : salles informatiques, réseaux informatiques, codes de calcul, salles de montage, laboratoires d’optique et d’électronique, salles blanches, installations d’étalonnage, salle anéchoïde.


APPUI A L’ENSEIGNEMENT

Le Master est associé à l’Ecole doctorale Astronomie & Astrophysique d’Ile-de-France, existant depuis 1991 et produisant un flux annuel d’environ 45 docteurs, aux profils très variés (physiciens ou mathématiciens théoriciens, expérimentateurs ou modélisateurs, technologues, informaticiens, etc...). Ce dispositif s’appuie sur une trentaine de laboratoires (CNRS, CEA, Observatoire, Universités, ONERA, etc...) situés en Ile-de-France, ainsi que sur des agences nationales et internationales (CNES, IRAM, ESO, ESA/ESTEC..) et des laboratoires étrangers (Max Planck Institutes, CalTech...).

Parmi les laboratoires du réseau de l’Ecole Doctorale, certains interviennent plus particulièrement comme laboratoires d’appui du Master : les laboratoires de l’Observatoire de Paris. l’UFR de physique et l’UFR de physique et applications de l’Université Pierre et Marie Curie. l’UFR de physique de l’Université Denis Diderot (maîtrise de physique et la maîtrise de physique et applications). l’UFR d’Orsay de l’Université Paris Sud (Institut d’Astrophysique Spatiale). le Service d’Astrophysique (SAp) du CEA.

Tous ces laboratoires, associés au CNRS, ont une activité instrumentale et/ou de simulation numérique. Ils ont la capacité de produire cet effort de formation par leurs spécificités et leur expérience (compétences systèmes, recherche des performances ultimes, gestion de la complexité, liens avec les agences et les industriels, champs disciplinaires).


PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT

L’enseignement comporte des cours et des travaux pratiques de tronc commun, ainsi que des cours et travaux pratiques de spécialisation, orientés vers les techniques numériques, outils de programmation et de simulation, ainsi que vers les techniques instrumentales et les méthodes visant à la recherche des performances ultimes dans des environnements exigeants. Une formation à la conception et à la conduite de systèmes complexes est délivrée en tronc commun. Par ailleurs, les étudiants conduisent l’étude d’un projet personnel, projet développé durant la période des cours et TP. La moitié des enseignements est délivrée par des ingénieurs et des intervenants extérieurs.


CONTROLE DES CONNAISSANCES

Le contrôle des connaissances comprend deux périodes d’épreuves portant sur le tronc commun, un ensemble d’épreuves portant sur les enseignements des spécialisations et pouvant impliquer l’utilisation d’équipements informatiques ou instrumentaux. Le projet fait l’objet d’une soutenance notée. Les résultats du stage sont présentés devant un jury comprenant deux enseignants du Master M2 et le directeur du stage. Le stage fait l’objet d’une évaluation notée.

ECTS

Semestre 1semestre 2
Tronc Commun : 17 ECTS Stage : 30 ECTS
Option : 8 ECTS
Projet : 5 ECTS

CONTRIBUTION A LA FORMATION CONTINUE

Ce Master vise à apporter un complément de formation diplômante aux professionnels. Son caractère pluridisciplinaire, son environnement recherche et européen permettent à un spécialiste d’une discipline d’élargir son champ de compétence afin d’accéder à de nouvelles responsabilités. Il est prévu que les connaissances et compétences acquises durant l’exercice de la profession soient validées après audition par une partie de l’équipe pédagogique, comprenant des universitaires et des professionnels. Les dispenses d’enseignement correspondantes allègeront d’autant le volume horaire global. Il sera également possible d’organiser l’enseignement sur deux années. Il est enfin prévu d’accueillir des auditeurs désireux de suivre uniquement certains cours.


PERSPECTIVES EUROPEENNES

Ce Master a une orientation européenne. Les projets de nos disciplines au sol ou dans l’espace sont très largement menés en coopération avec des laboratoires européens, en liaison avec des Agences européennes (ESA,ESO,IRAM) et des industries qui sont de plus en plus regroupées à l’échelle européenne. Ces coopérations se concrétisent par l’intervention dans les enseignements du Master de collègues de ces instituts et consortia européens. Elles favorisent également la poursuite des stages à l’étranger.


DEBOUCHES PROFESSIONNELS POUR LES ETUDIANTS

Les types d’activités auxquels prépare le Master s’inscrivent dans le cadre de la R & D.

Les diplômés sont préparés à s’intégrer dans des fonctions liées à la conception, la réalisation, le contrôle ou la mise en oeuvre de systèmes d’observation et d’acquisition de données dans des contextes où l’observateur n’a pas, pour l’essentiel, la maîtrise du signal ni, souvent, de l’environnement, tandis que les performances requises sont poussées à la limite, impliquant une bonne maîtrise du traitement du signal. Sont également visées les activités de simulation numérique, les codes de calcul et la maîtrise de logiciels de gestion de systèmes complexes.

Des activités de R & D de type "composants" ou "procédés" sont accessibles, en fonction des compétences acquises par les diplômés antérieurement au Master. Les activités de production ne sont clairement pas dans le champ de la formation.

Le Master vise des débouchés au-delà du seul champ des Sciences de l’Univers. L’autre domaine des Sciences de l’Univers, les Sciences de la planète Terre, est concerné (Télédétection, réseaux de surveillance de l’environnement ...). Il en est de même pour les télécommunications, les techniques radar, les systèmes de transport ... L’instrumentation médicale est déjà impliquée dans l’utilisation de systèmes dérivés des outils de l’astronomie et de l’espace (imagerie X, IR, optique adaptative).

De nombreux emplois sont occupés par d’anciens étudiants du Master dans les domaines technologiques mettant en oeuvre une approche de type "système".


FLUX D’ETUDIANTS

Le Master M2 accueille 8 à 10 étudiants dans chacune des deux spécialisations et ce nombre sera progressivement augmenté au fil des années, à la mesure des stages disponibles et de l’évolution des débouchés. Il accueille en formation continue des ingénieurs ou techniciens.


DIRECTION

Le Master est dirigé par Benoît Mosser, Professeur à l’Observatoire de Paris, et Mathieu Vincendon, Professeur à l’Université Paris-Sud.

Les spécialisations sont respectivement conduites par Gérard Rousset, Professeur à l’Université Paris VII et Guy Perrin, Astronome-Adjoint à l’Observatoire de Paris.

Le Master M2 est proposé par la fédération Astronomie & Astrophysique d’Ile-de-France dont la tutelle est assurée par quatre Etablissements d’Ile-de-France (Observatoire de Paris, Universités Paris VI, VII et XI).


CONDITIONS D’INSCRIPTION

les Inscriptions se font en ligne sur le site WEB du Master :

(http://ufe.obspm.fr/rubrique77.html)

Les candidats seront retenus après un examen sur dossier et une audition à partir du 15 mai. La future promotion comprendra environ 20 étudiants répartis entre les deux spécialisations. En outre des candidatures peuvent être retenues au titre de la formation continue. Les étudiants du Master sont éligibles aux bourses de troisième cycle.


Contact : Sonia AKROUR , secrétariat du Master OSAE

Observatoire de Paris-Meudon, 5, place Jules Janssen, 92195 Meudon Cedex (France)

Tél : 33 (0) 1 45 07 71 83 Fax : 33 (0) 1 45 07 71 50 Mél :



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