Atelier Enseignement SF2A 2007 : compte-rendu

Atelier Enseignement aux Journées de la SF2A

Mardi 3 juillet 2007

Salle de conférence du LAOG, Grenoble

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Le but de cet atelier sur l’enseignement, réuni mardi 3 juillet après-midi à l’initiative d’Audrey Delsanti et Françoise Roques, était de faire un état des lieux de la présence de l’astronomie dans les cursus de formation destinés aux étudiants de L1, L2, L3, professeurs des écoles, collèges, lycée, animateurs ou journalistes scientifiques, hors formations à la
recherche et masters qui ont une visibilité suffisante dans la communauté.

Relevé de conclusions


L’atelier a réuni une vingtaine de personnes. La conclusion de cet atelier est le besoin avéré d’échange d’informations.
- Il est proposé de créer un site internet rassemblant les actions en cours, les projets, les personnes, et toutes les références et liens utiles (niveau local, national, et éventuellement européen).
- Un groupe de travail sera créé à partir de septembre 2007 avec toutes les personnes intéressées pour réfléchir à ces activités.
- La SF2A va être sollicitée pour accueillir ces pages internet enseignement sur son site.
- Il est aussi proposé de pérenniser cet atelier Enseignement lors des journées de la SF2A.

Les fichiers des présentations sont disponibles sur http://ufe.obspm.fr/article299.html

Compte rendu de l’atelier

La diffusion de la culture en astronomie répond à une demande forte de la société. L’astronomie a aussi un rôle à jouer à l’université pour combattre la désaffection des étudiants pour les études scientifiques.

Les diverses demandes :

Les astronomes font face à des demandes de formation très diverses :
- Tous les observatoires (représentés à l’atelier) ont des actions de diffusion de la culture astronomique par un service de communication ou une association loi 1901.
- La plupart des observatoires participent aussi à des actions de formation des
professeurs directement ou en relation avec les IUFM et les rectorats (robichon.pdf).
- Plusieurs actions dans les classes du premier et du second degré sont initiées par le ministère de l’éducation nationale et l’académie des sciences au niveau national ou international (La Main A la Pâte, Science à l’Ecole, EU-HOU). Les chercheurs sont aussi présents dans les classes (barbachoux.pdf, melchior.pdf, romanens.pdf, robichon.pdf).
- Les animateurs d’associations amateurs sont à la fois des collaborateurs dans les actions de diffusion de la culture astronomique et demandeurs de formation théorique.
- Les journalistes peuvent être demandeurs de formation.
- A l’Université, l’astrophysique n’est pas présente dans tous les cursus de Licence. Quand elle est proposée, elle rencontre un grand intérêt auquel les enseignants n’ont pas toujours les moyens de répondre (manque d’heures, problèmes d’accès à des moyens d’observation).

L’essor des formations à distance :

Des formations par Internet existent depuis peu vers les étudiants de Licence et de Master 1 scientifiques et vers un public plus large (enseignants, amateurs) à Grenoble, Lyon et Paris. Les formations à distance permettent de toucher des étudiants éloignés (Diplôme d’Université « Fenêtres Sur l’Univers » de l’observatoire de Paris, niveau licence-M1, voir mosser.pdf).

Ce type de formation peut aussi compléter les formations des chercheurs (projet de mise en ligne des Ecoles des Houches). La formation à distance permet aussi d’organiser des formations sur des sujets très pointus au public dispersé (exemple : projet de formation en métrologie du temps pour un public de chercheurs, ingénieurs, personnel technique). Des formations à
distance peuvent aussi répondre à une demande de formation validante d’un large public (licence "Diffusion des Savoirs" de Grenoble, diplôme "Astronomie et Mécanique Céleste" de Paris).

Les formations par l’observation :

L’observation du Ciel est un vecteur privilégié pour l’accès à la science.
L’opération ASTRO de Science à l’Ecole équipe des établissements scolaires avec des instruments d’observation portables (lunettes, télescopes équipés de webcams ou d’appareils photo) pour soutenir des projets d’observation astronomique dans les collèges et lycées (barbachoux.pdf).

L’utilisation des télescopes nationaux Pic du Midi et de l’OHP sont à développer. L’OHP accueille des formations de différents niveaux (étudiants de Master, amateurs, professeurs du second degré). L’OPM pourrait aussi développer une infrastructure pour accueillir des étudiants de Master nationaux ou Européens (soucail.pdf).

La diffusion de la culture dans le cadre des grands projets scientifiques :

Une coordination des astronomes pourrait aider à répondre aux volets "Outreach" ou "Training" présents dans les Appels d’Offre des grands projets et pour lesquels les chercheurs français sont moins bien préparés que la communauté américaine par exemple.

Participants à l’atelier :

Cécile Barbachoux, Daniel Benest, Jonathan Braine, Clément Cressiot, Aurélien Crida, Audrey Delsanti, Emmanuel Di Folco, Jérôme Durand, Daniel Egret, Isabelle Joncour, Jeremie Lasue, Gérard Massacrier, Anne-Laure Melchior, Estelle Moraux, Benoît Mosser, Nicolas Nardetto, Fabien Romanens, Françoise Roques, Olivier Thizy.

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